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Sommet d'Or à Emei Shan

A propos de la montagne Sacrée Emei Shan



Avalokiteshvara est aussi une émanation d'Amithaba. Il a aussi son lieu en Chine sur la montagne Emei Shan. Emei shan est un lieu magique et des temples anciens et modernes y ont été construit en l'honneur du Boddhisatva.

Avalokiteshvara est représenté portant une couronne et des vétements royaux, au lieu d'une robe monastique d'un bouddha. Sur sa tête, Avalokiteshvara porte le bouddha Amithaba, source d'inspiration de son activité. Il tient un lotus en bouton symbolisant la beauté pure de sa compassion. Il est souvent représenté tenant dans le creux de ses mains jointes un "joyau qui exauce les voeux". A l'origine amulette prébouddhique contre le mal, ce joyau devont l'emblème de sa volonté d'exaucer les voeux justes; sa limpidité symbolise aussi la pureté naturelle de l'esprit qui demeure inaltérée sous les souillures mentales.

Le boddhisatva de la compassion est prié partout, mais tout spécialement au Tibet, où il est regardé comme le guide spirituel du pays, presque son créateur. Regrettant que le Bouddha ne soit jamais venu dans leur pays en les laissant dans "l'obscurité de l'ignorance", ils recurent la bénédiction du boddhisatva. A une époque où les Tibétains étaient réputés pour leur indomptable sauvagerie, Avalokiteshvara fit le voeux d'aller secourir le pays des Neiges, souhaitant que "ce pays sombre et barbare puisse devenir lumineux comme une ile remplie de joyaux !"

Mythes et Dieux Tibétains (Fabrice Midal)

Depuis l'introduction du bouddhisme en Chine, le mont Emei est, avec Wutai Shan, Putuo Shan et Jiuhua Shan, l'une des quatre montagnes sacrées du pays. Inscrite en 1996 au Patrimoine mondial de l'humanité par l'Unesco, Emei est associé à Avalokiteshvara, le Boddhisatva de la compassion. Le but ultime du pélerin a toujours été d'y apercevoir l'auréole de Bouddha, réflexion de son ombre sur la mer de nuages, magiquement entourée d'un halo.

L'effet hypnotique de ce très rare phénomène de réfraction (une sorte de mini acr en ciel) incita bien des dévots à s'élancer dans le vide pour rejoindre le nirvana. Des centaines de monastères habités par plusieurs milliers de moines au XIVème siecle, seule une vingtaine a survécu aux incendies et à la révolution culturelle. Toujours bien là, d'épaisses et superbes forêts, d'impressionnants points de vue et... ces millions de marches qui mênent le randonneur-pélerin jusqu'au sommet de 3077m d'altitude.

Le guide du routard (édition 2007)

L'ascension, en route mauvaise troupe

Après une heure et quart de bus dans la montagne, nous sommes arrivé à la plus haute des gares routières de la montagne. Nous avons pris un bon repas avant d'affronter ce froid extrème et cette brume glaciale.



Il faut saluer la vaillance des porteurs qui malgré le temps montent et descendent continuellement des riches à travers les innombrables marches.



Mais nous ne sommes pas parti en guerre sans oublier de nous équiper. Heureusement qu'on l'a fait sinon je pense qu'on aurait eu l'air aussi ridicule que les grosses connes qui descendaient les nombreuses marches gelées en talon aiguille.



Un jolie gouffre ! La dimension sacrée -à quelque niveau qu'elle se situe- doit permettre de saisir le fait que, par exemple, la brume qui "empêche de voir" donne au paysage son sens magique et fait partie du charme des lieux.



Nous avons ensuite empreinté le téléphérique... Tout blanc au milieu des nuages brumeux... Pour arrivée près du sommet d'or. Ca faisait vraiment ambiance Noël !



Un chemin vers les hôtels du sommet en contrebas.



Le chemin vers le téléphérique.




Le sommet d'or

Et bien sa se passe de commentaires... Construire tout cela à une telle hauteur est un exploit en soit. Je vous laisse admirer.



Les éléphants, monture du bouddha dans certains représentations.



Les marches qui mennent au sommet.



On s'approche !



Les bougies et batons d'encens géants en offrande au Bouddha.



Le Bouddha du somment d'or. Oh ! mais il y a quelque chose derrière !



Oui ! Mais oui ! zé bien vu un 'ro minnet.



Et non on bluffait pas, ça caillait vraiment !



Et pour preuve de notre montée, nous voilà sous l'arbre de la photo ci-dessus. Cécile a eu plein de glace dans le dos et moi pas trop !



C'est une des particularités que nous avons constatés, sur les sites religieux quand y'en a plus y'en a encore... Toujours un monument pour en cacher un autre.


Mais, est ce que ça voudrais dire qu'il y a encore un autre batiment invisible qui se découvre ?



Bah oui ! Les Bouddhas d'or à l'intérieur du temple principal sont vraiement beau, mais pour les voir, il faudra m'accompagner... J'y retourne en mars, si il y a des motivés ? Hébergement à Chengdu gratuit, 5€ la nuit à Emei shan... Bref, pas de publicité sur cette page !



C'est mignon, mais les sifflements ne portent pas trop... En tout cas C'est dommage que le brouillard était si intense, car normalement on voit une mer de nuage.



Là, on a l'impression d'être dans le ciel. De cotoyer les royaumes célèste, mais le Roi du Ciel, L'empreur de Jade n'a pas daigné nous accordé d'entretien cette fois ci...



Et pour finir, ma blague préférée : Oh regarde un ours et ses petits ! Ah, ils viennent de rentrer dans leur tanière, dommage que tu n'ai pas vu !




Article ajouté le 2008-01-12 , consulté 183 fois

Commentaires


mamline le 13/01/2008 à 19:37:19
Superbe!!
Vincent le 15/01/2008 à 00:24:51
Salut à toi oooooooooh mon cousin!
Cool d'avoir des nouvelles! et que de nouvelles! Désolé pour Rakam! Paix à son âme !(Rest in peace!) Comme à ton habitude de magnifiques photos et pleins d'explications et de détails, ça donne vraiment envie d'y aller!
Un extraordinaire voyage en perspective! Magnifique! Profites, profites, profites!

Merci encore pour tout ça et à bientôt. Moi et Solène suivont assiduement ton blog! Extra.

Biz
A bientôt
Vincent

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